Catherine Deneuve désormais âgée de 76 ans a essuyé bien des tempêtes pour arriver à imposer le respect du monde du cinéma français. Parmi ces expériences fondatrices, une rencontre en particulier a bien failli lui faire tout lâcher. Une rencontre avec un certain réalisateur qui l’a marqué à vie.

Catherine Deneuve, une actrice tétanisée

Dans la troisième partie d’une biographie non autorisée sur la vie de Catherine Deneuve, publiée par journal Le Monde, on apprend que la star a été victime d’un violent accrochage avec un grand nom du septième art.
A l’époque où Catherine Deneuve faisait ses débuts d’actrice, bon nombres de réalisateurs se montraient très intransigeant voire même carrément cruels avec les actrices, et celle qui est aujourd’hui un monument du cinéma français n’y a pas non plus échappé.

C’est sur le tournage de Belle de jour de Luis Buñuel, en 1966, Catherine Deneuve a vécu l’une des pires expériences de sa vie professionnelle. En effet, le réalisateur « souffle le chaud et le froid » avec Catherine Deneuve et « s’agace sans cesse du moindre problème technique, modifie au dernier moment sa mise en scène ».
Il faut dire que celui que tout le monde appelle « Don Luis » sur le plateau n’est pas du genre à faire des concessions, comme le souligne Le Monde : «Né en 1900, Buñuel est de l’ancienne génération (…) Il entend que Catherine Deneuve soit parfaitement malléable et obéisse à sa vision ».

D’après une journaliste du magazine Elle, envoyée à l’époque sur le tournage pour un article sur le film, elle a vu « une actrice tétanisée, malmenée par les frères Hakim (les producteurs du film, ndlr) qui se montraient rudes et un Buñuel qui ne lui parlait pas ».

Traitée d’analphabète à cause d’une demande sur le tournage

La situation entre Catherine Deneuve et Luis Buñuel dégénère lorsque la jeune femme demande à ce que les dialogues de son personnage soient réécrits. Outré par une telle demande, le cinéaste se déchaîne sur l’actrice et une violente altercation s’en suit entre les deux.

Le scénariste du film se souvient de ce moment très intense : « Il l’a engueulée comme je n’ai jamais vu un metteur en scène engueuler quelqu’un, la traitant d’analphabète devant toute l’équipe ».

Dans ses pages, le journal le Monde raconte : « Il a fallu toute la capacité de persuasion de sa sœur, Françoise Dorléac, pour la convaincre de ne pas renoncer au film. Le soir même, la jeune actrice a pris sur elle et écrit une lettre au metteur en scène pour lui signifier qu’il avait raison ».

La star et le cinéaste se retrouveront sur le tournage de Tristana, seulement trois ans plus tard. Comme on dit dans le milieu : the show must go on.


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