Johnny Hallyday avait certes un caractère difficile mais il le compensait largement avec son sens de l’humour. Michel Mallory, l’un des auteurs historiques de l’idole des jeunes, a été victime de l’humour décalé du rocker, comme il l’a raconté au cours d’une interview accordée à Paris Match et parue aujourd’hui, jeudi 6 août.

Fier et digne jusqu’au bout

A 74 ans, Johnny Hallyday sous a quitté suite à une longue lutte contre un cancer des poumons. Ainsi, il s’est éteint le 5 décembre dans sa maison en Hauts-de-Seine. En dépit de son âge avancé et de sa santé fragile, le rocker s’est toujours donné à fond et refusait de renvoyer l’image d’un homme affaibli. D’ailleurs, 6 mois avant sa mort, Johnny Hallyday avait pris part à tous les shows lors de l’ultime tournée des Vieilles Canailles, aux côtés de ses amis Eddy Mitchell et Jacques Dutronc. Sur scène comme dans la vie, il ne laissait transparaître aucun signe de faiblesse.

Sans doute pour se protéger, Johnny Hallyday n’était pas en reste lorsqu’il s’agissait de faire des blagues. Si son ami Didier Barbelivien a déjà ébruité quelques anecdotes au sujet de son humour grivois dans les médias, c’est au tour de Michel Mallory, l’un des auteurs historiques de l’idole des jeunes, de partager une drôle de scène vécue avec le père David. « Je me souviens d’un jour, dans les années 1970, où nous avions rendez-vous à la Sacem. ll est très en retard comme souvent et me dit : ‘Mon Michel, j’ai un cancer du poumon’. Il a mis une heure pour me dire qu’il déconnait », a confié le parolier de Johnny Hallyday lors d’une interview accordée à Paris Match. Comme une malheureuse et ironique prémonition…

Johnny Hallyday, mythomane?

Celui qui l’a côtoyé pendant des années a reconnu que le rockeur, en plus de manier l’humour, savait très bien mentir. « Son plus grand rôle, c’était menteur. Il savait mentir avec une force… », a confié Michel Mallory à nos confrères. Ses amis ne sont les seuls à avoir fait les frais de ses mensonges.

En octobre 2018, dans leur livre Laeticia, la vraie histoire, les auteurs révélaient que Johnny Hallyday avait déjà menti à plusieurs reprises à son épouse Laeticia, notamment au sujet d’un bien qu’il souhaitait acheter à sa fille Laura Smet.

Si elle la trouvait trop jeune pour vivre seule dans un appartement, la fille d’André Boudou a fini par concéder l’achat d’un studio, mais à une condition : le prix ne devait pas dépasser 150 000 euros. Or, le bien repéré par Johnny pour sa fille aînée coûtait 500 000 euros. Bénéficiant de la complicité d’un ami, ministre à l’époque, le rockeur s’est procuré un faux acte de vente réalisé par un notaire. Une supercherie que Laeticia Hallyday découvrira à sa mort, à la lecture de son testament…


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