Le chanteur est mort à l’âge de 72 ans d’une tumeur au cerveau. Il vivait discrètement en Belgique.

« C’est la danse des canards… », vous l’avez fredonné, forcément, vous ou vos parents, et une phrase suffit pour que vous l’ayez en tête pour la journée, et « faites coin coin ». Le chanteur de ce tube de l’été par excellence est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l’âge de 72 ans des suites d’une tumeur au cerveau, a révélé le journal belge L’Avenir.

Son nom, Jean-Jacques Blairon, alias J.J.Lionel ne vous dira probablement rien mais cet air qui vous pousse à « remuer le popotin » a fait danser tout le monde, volontaire ou pas, au bal ou en fin de fête familiale.

L’interprète belge originaire de Binche (Belgique) résidait depuis quelques années à Comine, près de la frontière française, avec son épouse Georgie. Ce père et grand-père était très « humain et respectueux » selon ses amis artistes.

3,5 millions de 45 tours vendus

C’est en 1981 que l’interprète avait rendu célébrissime cette chanson écrite par le parolier Eric Genty, vendue à plus de 3,5 millions de 45 tours. Oui, ça chauffait sur les électrophones, ça faisait rire les enfants et les grands-mamans. Ce tube a même eu sa place dans le Livre des records de 1983, comme étant le disque le plus vendu en France en vinyle. Il est resté des semaines en tête du hit-parade. Les critiques pouvaient bien glisser sur ses ailes, le tube est resté inoxydable dans les émissions nostalgie.

Pourtant, lors de sa sortie, le chanteur n’était pas convaincu du succès : « J’ai un peu hésité au départ, puis je me suis dit pourquoi pas. On va faire un gag. Et le gag dure maintenant depuis trente ans. J’en suis vraiment fier », avait confié J.J. Lionel aux journalistes de la chaîne belge RTBF en 2011. Mais la rengaine n’a pas fait du chanteur un homme riche. Comme il n’était ni l’auteur, ni le compositeur de ce tube, il n’a jamais touché de royalties.

«Il a aussi été un peu la victime de son succès»

Ce succès mondial en avait même éclipsé l’artiste qui était devenu l’ombre de son tube. Lui-même était conscient qu’il n’avait été l’homme que d’un succès et en parlait avec beaucoup de recul : « Quelque part il a aussi été un peu la victime de son succès. C’était un vrai musicien et ce n’était pas toujours facile d’être connu que pour cette chanson mais il semblait le vivre plutôt bien », confie Alec Mansion, le chanteur belge du tube « C’est l’amour », qui avait rencontré l’interprète à plusieurs reprises.

Jean-Jacques Blairon faisait de la musique bien avant d’interpréter ce tube. Il jouait dans l’orchestre d’Hector Delfosse, un accordéoniste belge. Egalement bassiste, le chanteur avait enregistré d’autres 45 tours dans la même mouvance que « La Danse des canards », comme « La Danse des petits chats » ou encore « Moi je dois faire pipi » qui ont laissé le public de marbre.

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Avant de tomber malade, le musicien arpentait encore les festivals et festivités en tout genre. S’il continuait à se produire, le chanteur, très discret, ne participait pas aux tournées de Star 80 auprès de ses camarades de l’époque, auxquelles il avait été convié. Le tube, qui aura 40 ans l’année prochaine a été traduit dans plusieurs langues et a connu de nombreuses reprises et parodies.


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