Ils ne sont pas majoritaires. Mais de Miami (sud-est) à Spokane (nord-ouest). Des policiers se joignent symboliquement à la protestation après la mort de George Floyd, l’Afro-Américain. Tué il y a une semaine par un de leurs collègues du Minnesota. Le face-à-face n’est pas partout tendu entre ceux des Américains qui protestent après la mort de George Floyd, le 25 mai à Minneapolis, et les policiers déployés pour les canaliser et combattre d’éventuels débordements. Très tôt, de nombreux patrons de polices locales ont dénoncé comme un meurtre le décès et accusé Derek Chauvin.

L’auteur de l’étranglement, et ses trois collègues, de nuire à leur travail. À Atlanta, vendredi, la patronne de la police, Erika Shields, s’est rendue parmi les manifestants pour les écouter et a reconnu : Les gens sont bouleversés, ils sont en colère, ils ont peur, et je le comprends, les vies des noirs sont minimisées.

Des policiers agenouillés

Ce week-end, dans nombre de villes américaines, des policiers ont rejoint symboliquement la contestation, à tout le moins fait un pas en direction des manifestants. À Spokane, dans l’État de Washington (nord-ouest), une quinzaine d’agents en tenue antiémeute, déployés devant le tribunal, se sont agenouillés à l’appel des manifestants et ont serré les mains.

À Des Moines, dans l’Iowa, une rangée complète de policiers, noirs et blancs, s’est agenouillée derrière les ganivelles posées en travers d’une rue et a entonné une prière pour que chacun puisse rentrer chez lui pacifiquement.

Des scènes comparables ont été rapportées à Washington, à Miami, à Santa Cruz en Californie. Une vidéo devenue virale, tournée dans l’arrondissement du Queens, à New York, montre deux policiers en uniforme formant un cercle avec les manifestants agenouillés, qui scandent les noms de Trayvon Martin et Philando Castile, deux jeunes noirs tués l’un par un vigile en 2012 en Floride, l’autre par un policier en 2016 à Minneapolis.

« C’est un bon signal »

Ces gestes de compréhension n’ont pas toujours évacué la tension, ni répondu aux demandes sous-jacentes des manifestants. Qui est l’arrêt de la violence policière, qui vise de manière disproportionnée les citoyens noirs, souligne le Washington Post. C’est bien, c’est un bon signal, mais ce que nous attendons vraiment, ce sont des actes. Je serai plus convaincue quand nous ne nous ferons pas marcher ni tirer dessus.  A déclaré à CNN Aleeia Abraham, l’auteure de la vidéo du Queens.

Si des cadres ont parfois défilé avec les manifestants, comme Chris Swansson. Un shérif du Michigan et Larry Boone, le chef de la police de Norfolk, en Virginie, d’autres ont marqué leur désapprobation. Dans la capitale, rapporte le Washington Post. Un policier noir qui s’était agenouillé a été réprimandé. Il s’est relevé et a rejoint son cordon.


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